Conclusion

L’idée de faire collaborer les Archives, l’Histoire et les Média pour une meilleure diffusion de l’information résulte d’un constat. Les archives connaissent aujourd’hui une diffusion peu efficace du fait du mauvais traitement qu’elles subissent. Sans archives, on ne peut parler d’histoire véritable d’un pays ou d’une institution. Les Archives et l’histoire ne pouvant à elles seules circonscrire le champ de l’information, il leur faut un soutien solide des mass-média pour diffuser le savoir vers un public plus large.

Le développement du présent thème s’est ouvert sur l’étude d’une part des généralités à travers la définition des concepts ’’ archives ’’, ’’ histoire ’’ et ’’média’’ et d’autre part des institutions de référence qui les couvrent dans l’accomplissement de leur mission. Si au niveau des Archives, cette mission a été entravée par des difficultés d’ordre fonctionnel et matériel, c’est surtout le manque de curiosité et de moyens financiers qui empêche les historiens d’effectuer des recherches. Quant aux média, il se pose à leur niveau surtout un problème de formation et d’équipement.

L’interaction remarquable sur le terrain se traduit par les services de communication que les archivistes rendent aux historiens et par la maigre participation que ces derniers apportent aux média. Cependant, quelques difficultés viennent empêcher cette collaboration à savoir les failles dans la chaîne documentaire, la mauvaise gestion des documents d’archives, le manque d’infrastructures adéquates, la mauvaise connaissance de la nature du fonds documentaire conservé à la D.A.N. de la part des journalistes qui s’adonnent peu au journalisme d’investigation.

Afin de requérir l’avis de ces trois entités (Archives, Histoires, Média) sur le sujet, des enquêtes ont été réalisées et leurs résultats interprétés. Il ressort de ces analyses ce qui suit :

- les archivistes sont confrontés à de réels problèmes dans la gestion quotidienne des archives ;
- les documents d’archives ne connaissent pas une diffusion satisfaisante ;
- les historiens n’assument pas convenablement la vulgarisation des informations recueillies dans les archives ;
- les journalistes fréquentent très peu la D.A.N. ;
- les historiens entretiennent avec les média une collaboration insuffisante.

A tous ces problèmes, des solutions ont été proposées et des suggestions faites. Elles concernent à la fois les archives, les archivistes, les historiens et les journalistes. Pour que l’archivistique pratiquée soit saine et efficace, les archivistes devraient gérer convenablement les documents et prendre conscience de leur rôle éducatif et culturel. Les historiens devraient quotidiennement consulter les archives afin de mieux jouer leur rôle d’intermédiaires entre les archives et le grand public. Quant aux professionnels des média, ils doivent à partir de leurs moyens techniques et de leurs connaissances professionnelles, jouer leur rôle de relayeurs de l’information afin de la destiner à une grande masse désireuse de s’informer sans trop d’efforts.

Au terme de cette étude, il importe de dire que chacune de ces entités doit s’efforcer de comprendre que sa réussite dépend aussi du degré de sa collaboration avec autrui.
Cependant, il est à noter que tout ceci ne peut se réaliser qu’à travers l’intérêt que l’Etat béninois manifestera pour la bonne diffusion de l’information. C’est encore une fois le problème de la volonté politique qui se pose et qui conditionne les actions individuelles et les initiatives. Tel est le prix à payer pour que les idées émises dans le présent document prennent forme et devienne une réalité ; il en va de la pleine diffusion de l’information au Bénin.

372 visites depuis le 24 mars 2008. Pour citer cet article :
Simon Florentin Adjatan, Conclusion. [En ligne : http://adjatan.org/publications/les-archives-l-histoire-et-les-medias-quelle/Conclusion] Consulté le 25-11-16