Chapitre 2 >Etat des lieux > Section 1 : étude des Archives de l’Histoire et des Médias dans l’accomplissement de leur mission.

Archives, Histoire et médias , à partir de la mise sur pied d’un système
efficace de gestion ont pour objectif commun de fournir des informations utiles
aux différentes branches d’activités de l’Homme.

- La pratique archivistique

La pratique archivistique fait référence aux principes généraux de la gestion
des documents d’archives et à leur contribution au développement de tout le
Bénin en général et aux différents secteurs d’activités des hommes en
particulier. Mais que doit-on comprendre par gestion des documents ?

La gestion des documents, est le contrôle planifié et systématique des normes,
des méthodes et des procédures régissant la création, le maintien,
l’utilisation, les délais de conservation et l’acheminement final des documents
vers leur destruction ou leur conservation pour la postérité. Il s’agit là des
différentes opérations entrant dans le traitement des documents d’archives :

- La collecte

- Le tri, le dépouillement et l’analyse.

- Le classement et la cotation.

- Le rangement et la conservation.

- La fixation des délais de conservation.

- La communication ou diffusion.

A ces différentes étapes des documents d’archives s’ajoutent plusieurs fonctions
déterminantes :

- Les archives sont un organe essentiel de l’administration. Leur absence génère
des désordres fonctionnels et bloque les procédures administratives.

- Les archives sont la mémoire collective de la nation. (Une bonne tenue des
archives de la France et du Canada permis aux historiens de reconstituer
l’histoire de ces pays).

- Les archives sont la matière de la recherche sur les sciences de l’Homme.
Aucune recherche sur les sciences humaines ne peut se faire sans le recours aux
archives.

- Les archives sont l’auxiliaire de l’enseignement et de la formation culturelle.
Les meilleures méthodes d’enseignement et de formation exigent le contact direct
des apprenants avec les documents d’archives.

- Les efforts de la recherche historique

Comprendre la société où l’on vit, celles qui l’ont précédée, celles qui
l’environnent, c’est se donner les outils nécessaires d’agir sur elle, les
moyens de la transformer. Tel est le rôle de l’historien. Ainsi, grâce à
l’historien, l’Humanité s’offre la possibilité d’une action consciente sur son
passé afin de mieux scruter son devenir. Il y a donc un rapport entre l’histoire
comme récit et le devenir humain. A cet sujet, bien d’éminents historiens
africains qui ont noms Cheick Anta DIOP, Elikia MBLKOLO, Joseph KI-ZERBO, dans
leur vision très scientifique de réclamer l’identité culturelle et les origines
de l’Afrique et de démontrer que l’Afrique est vraiment le ’’Berceau de
l’humanité’’ se sont illustrés par leurs recherches en publiant beaucoup
d’écrits. Un autre succès, ce sont les découvertes récentes que l’histoire et
l’archéologie ont accumulées, dévoilant des civilisations entières (Ifè,
Ashanti ?) et le rôle moteur joué à plusieurs reprises par l’Histoire africaine
dans l’Histoire universelle. Un tel effort de la part des historiens trouve sa
raison d’être dans le péché mignon de l’historien européen selon lequel
l’Afrique noire n’a pas d’histoire parce que n’ayant pas connu tôt l’écriture.
Charles André JULIEN, historien français ira jusqu’à dire dans son ouvrage ’’
l’Histoire de l’Afrique ’’ que « l’Afrique Noire, la véritable Afrique, se dérobe
à l’Histoire ». C’est donc dire que c’est pour combattre les historiens avec
de préjugés racistes que beaucoup d’efforts sont déployés par les historiens
chercheurs pour montrer les preuves nécessaires de l’existence véritable d’une
Histoire africaine. Même l’absence d’histoire (absence toute relative) dans
certaines sociétés est historique. Elle résulte de leur pratique et de leurs
structures et non simplement de ce qu’elles ignorent l’écriture ou qu’elles ne
disposent pas d’instruments nécessaires.

L’historien ne peut réaliser la noble tâche qui lui incombe qu’en recourant aux
archives qui sont écrites, orales (témoignages et récits), audio ou
audiovisuelles. Car, disait Aegidius FAUTEUX « sans archives, il n’y a pas
d’histoire ».

L’Afrique étant un continent qui n’a pas connu très tôt l’écriture et les
supports magnétiques, les historiens informent des traces du passé humain grâce
aux traditions orales, aux mythes et aux légendes et s’inspirent très peu de
documents écrits. Mais quel genre d’histoire aspirent aujourd’hui les recherches
historiques ?

Des études réalisées par les professeurs Géoffroy BARRACLOUGH et M. ROPER et de
l’avis de certains historiens béninois comme Félix IROKO, la recherche
historique actuelle :

- Tend à se pencher sur l’histoire récente et même très récente.

- Recherche les sujets portant sur l’histoire économique et sociale.

- Veut s’étendre à d’autres secteurs qui interrogent les sources
traditionnelles.

- Introduit dans sa pratique les méthodes d’analyses quantitatives et
d’échantillonnage statistique et le travail en équipe notamment un professeur
entouré d’étudiants. Qu’en est-il de la recherche historique au Bénin ?

Il faut noter également un nombre important de mémoires de Maîtrise en Histoire
disponibles au centre de documentation de la FLASH (Faculté des Lettres, Arts et
Sciences Humaines). Ils traitent pour la plupart des sujets de recherche portant
sur la vie des ethnies du pays (Fon, Mahi, Goun, Idatcha, Tofin, Batonou,
Dendi ?)

En définitive, on constate que l’histoire est bien présente au Bénin et tient
ses références aussi bien aux Archives Nationales que dans les sources orales.
Et que dire des journalistes dans l’exercice de leur métier ?

- La pratique journalistique

Le métier de journaliste revêt plusieurs formes. Le journaliste est un héraut
dont l’arme est la plume, le micro ou la caméra, il est également l’acteur
principal de la presse écrite, la radiodiffusion et la télévision. C’est le
spécialiste de ’’ l’information fraîche ’’, l’information étant récit d’un
événement passé, présent ou le futur. C’est l’acte de porter un fait à la
connaissance d’autrui. Dans le domaine précis du journalisme, l’information n’a
d’intérêt pour le public que si elle comporte des éléments nouveaux, utiles et
instructifs, et c’est cela qui justifie même le qualificatif ’’fraîche’’,
l’information étant une denrée périssable.

Le mission première du journaliste consiste à rapporter ce qu’il a vu ou
entendu, sans parti pris. Il s’exprime avant tout comme un témoin. Les
expressions (à mon avis, de mon point de vue) ne doivent pas intervenir dans sa
narration. Le journaliste est un rapporteur fiable et crédible, méritant toute
la confiance du public, du lecteur ou de l’auditeur. Dans son style
rédactionnel, il doit rechercher la clarté ; la précision et la simplicité dans
son expression. Il doit adopter le langage compris de tout le monde et combattre
le style ambigu. Le vrai talent du journaliste réside dans sa faculté à se faire
comprendre aisément. Il est l’artiste que le lecteur ou l’auditeur éprouve
toujours un grand plaisir à découvrir. A certains égards, le journaliste sans
pour autant sortir de son rôle, est un juge de fait à travers certains genres
journalistiques que sont par exemple :

- Les dépêches : informations parvenues aux rédactions
transmises par téléscripteurs.

- Le montage : ensemble de dépêches sur un même sujet parvenues successivement,
parfois d’agences différentes, et refondues en une rédaction harmonisée.

- Le démarquage : reprise dans un autre journal d’une information que l’on n’a pas
eue de source directe.

- Le reportage : narration d’un événement, d’un fait, par le journaliste qui en a
été le témoin direct ou, du moins qui est arrivé sur les lieux dans les
meilleurs délais.

- L’enquête : article ou série d’articles sur des thèmes politiques, économique ou
sociaux, réalisés à partir de documentation écrite ou de contacts physiques en
milieux divers, en vue d’aboutir à des conclusions démonstratives.

En bref le journaliste doit posséder quelques aptitudes fondamentales, sans
lesquelles il ne pourra exercer son métier.

427 visites depuis le 24 mars 2008. Pour citer cet article :
Simon Florentin Adjatan, Chapitre 2 >Etat des lieux > Section 1 : étude des Archives de l’Histoire et des Médias dans l’accomplissement de leur mission. . [En ligne : http://adjatan.org/publications/les-archives-l-histoire-et-les-medias-quelle/Chapitre-2-Etat-des-lieux-Section-1-etude-des-Archives-de-l-Histoire-et-des-Medias-dans-l-accomplissement-de-leur-mission] Consulté le 03-12-16